Le Coin du PSG

Le Coin du PSG

La face cachée des schtroumpfs


                                                                     


Une jeunesse contaminée

Il était une fois, dans un pays lointain, une petite communauté qui vivait en paix et en harmonie avec la nature. De rares péripéties venaient émailler un paisible quotidien fait de périodes de travail et d'oisiveté, et la vie suivait un cours intemporel, en marge, presque, des tourments de ce monde. Et les membres de cette communauté étaient au nombre de 100. Et il avait un chef, vénérable patriarche plein de sagesse. Et ils étaient tous bleus, logeaient dans des maisons en forme de champignons et parlaient le "schtroumpf".


Créés en 1958 par le dessinateur belge Peyo, les petits êtres bleus ont bercé notre enfance avec leurs aventures aux fins parfois moralisatrices et aux déroulés toujours riche d'enseignements. Que de souvenirs ! Et pourtant… le joyeux folklore des schtroumpfs recèle, à bien y regarder, une face cachée, un côté obscur. Autarcie et collectivisme, absence de propriété privée et indifférenciation de l'individu, ça ne vous rappelle rien ? Poussons un peu l'analyse et rendons nous à l'horrible évidence : le modèle politique véhiculé par la société des schtroumpfs est un archétype d'utopie totalitaire empreinte de stalinisme et de nazisme.


Le village des schtroumphs possèdent toutes les caractéristiques de l'utopie classique : elle n'a pas de localisation géographique précise, tout le monde y est heureux, ses membres vivent ensemble en bonne intelligence, n'ont que peu de besoins, ne connaissent pas l'égoïsme, ni la haine ou la jalousie.


Les aventures des schtroumpfs nous narrent les ruptures de cet état de félicité collective, dont la société n'est jamais la responsable, seulement l'agent guérisseur. Pas de monnaie chez les minus à bonnets blancs, tout fonctionne selon le bon vieux principe marxiste " de chacun selon ses besoins, à chacun selon ses moyens". Les schtroumpfs n'aiment pas l'or, source de tous les maux, littéralement diabolisé dans Le
schtroumpf financier.


Un air de kolkhoze

Les utopies n'ont jamais aboli le travail, et la société des schtroumpfs ne fait pas exception à la règle. Le labeur est exclusivement consacré aux travaux collectifs dans ce goulag miniature (réfection du pont, du barrage, agriculture, entretien du village…).


Sous ses airs de père tranquille se cache un redoutable dicateur D'ailleurs le collectivisme s'étend à toutes le sphères de la vie des schtroumpfs : repas en commun, fêtes et spectacles où pas un ne manque à l'appel, etc.

Pour diriger la manœuvre, maintenir la cohésion, solutionner tous les problèmes, éduquer le peuple et, à l'occasion, sauver la patrie du danger qui menace, une figure, une autorité morale, un petit père des schtroumpfs, un cher leader bleu omniscient et omnipotent : le grand schtroumpf.


Quand il n'est pas là, c'est la chienlit. Qu'il s'absente un moment et ces  schtroumpfs, enfants immatures, en profitent pour cramer le village, expérimenter la monarchie, tenter d'usurper la place du patron. Sans lui, ils sont perdus. Lui seul peut organiser la vie de ces mineurs malléables. D'ailleurs, le schtroumpf à lunette le serine à longueur d'albums : "il faut toujours faire ce que dit le grand schtroumpf". Le barbu vêtu de rouge c'est Marx, c'est Staline. Le village schtroumpf, c'est un peu le pays des Soviets.


Evidemment, le schtroumpf à lunettes fait bien référence àTrotsky. Ce rabat-joie à lunettes ne fait que critiquer ses pairs et leur donner des leçons, image collé à Trostky dans l'URSS des années 30. Il passe son temps à se faire cogner et craint souvent pour son intégrité physique, comme l'opposant assassiné sur ordre de Staline. Dans beaucoup d'épisodes des Schtroumpfs, le Schtroumpf à Lunettes est banni du village pour ses croyances. Dans les années 20, Trotski avait été exilé d'URSS au Mexique où il a été assassiné vingt ans après. Trotski possède une ressemblance saisissante avec le Schtroumpf à Lunettes, de plus il possède tous deux une paires de lunettes rondes, peut-être une coïncidence?


 L'avorton bigleux incarne également la figure de l'intellectuel en même temps que celle de porte-voix du grand schtroumpf et d'instrument de sa propagande. Ce personnage complexe officie également en tant que police politique du régime, surveillant les autres et menaçant en permanence de les dénoncer au big boss.








04/09/2008
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